Un été à la MCo : réalisation de deux tables gigognes

Travail en cours ! Les vacances sont le bon moment pour se consacrer à un projet de tables gigognes et de profiter un peu de la Mensuiserie collaborative J’ai donc troqué mes outils quotidiens (PostgreSQL et QGIS) par d’autres, tout aussi efficaces ! C’est parti donc pour la préparation des deux plateaux, ronds, le premier de 90 cm de diamètre, le second de 70. Nous avons trouvé un orme, coupé il y a 25 ans à la Salvetat-sur-Agout, débité en plateaux de 45 à 50 mm d’épaisseur. Le premier travail consiste à déligner les planche en enlevant l’aubier, fragile et piqué. Mais en en conservant malgré tout un peu pour ne pas être trop juste. C’est la scie à format qui va m’aider à réalise ce travail :
La scie à format
Une fois les planches délignées, nous allons devoir réaliser une face et un champ, plans, à l’équerre l’une de l’autre, avec la dégauchisseuse :
La dégauchisseuse
Ces deux faces de référence vont permettre le travail du rabot, qui va réaliser les faces parallèles aux deux premières, pour arriver à l’épaisseur de bois souhaitée :
Le rabot
 
Les planches en cours de rabotage
 
Les planches terminées, à l’épaisseur finale (35 mm)
Les planches sont terminées (photo de droite). Nous allons préparer le collage en réalisant un rainurage sur les tranches (bouvetage) en dents de scie. cela augmentera la surface de collage. Nous réalisons cela avec la toupie.
Le bouvetage
 
La toupie
Enfin nous passons au collage et à l’ébauche des plateaux. Avant leurs finitions à la toupie (cercle et encoche pour incrustation dans le support en acier), j’ai découpé grossièrement le disque à la scie sauteuse. Le résultat est prometteur : Le travail de forge attendra un retour à des températures compatibles. Le challenge va consister à réaliser 4 cercles dans du carré de 16 mm.

Une lampe de bureau

… pour accompagner le bureau en acier réalisé cet été.

Il s’agit d’un luminaire créé par Zaralobo, à partir d’une ancienne carte géographique de la région de Toulon. Il a été acheté chez Cubik à Montpellier.

Il manquait un pied à cette baladeuse.

Le support est en chêne, rainuré sur une profondeur de 12 mm et à la largeur du pied métallique du bureau (30 mm). Au fond de la rainure sont incrustés 3 puissants aimants qui maintiennent la lampe à l’emplacement souhaité.

La tige est un rond d’acier de 8 mm, logé sur la face supérieure du « pied ». Le fil de la lampe est enroulé. Le crochet est réalisé en acier, la tige y est martelée à chaud à son extrémité, comme un rivet.